Skoda est clair : il continuera à produire des moteurs à combustion jusqu’à ce que ses clients disent qu’ils n’en veulent plus

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Une chose est ce que les réglementations prévoient et une autre est ce que le marché dit. La tendance à l’achat est clairement à l’électrification, mais l’Europe n’est pas encore définitivement prête à faire la transition complète vers une mobilité sans émissions. Klaus Zellmer, directeur de Skoda, a été très clair à ce sujet comme Toyota. Son entreprise continuera à s’appuyer sur les moteurs à combustion. Il ne s’agit pas d’une rébellion, sa décision est basée sur ce que ses clients continuent à demander.

Nous savons tous que l’Europe a entrepris d’éradiquer les voitures à combustion du marché. En février de l’année dernière, le Parlement européen a ratifié l’engagement électrique et, depuis lors, de nombreuses entreprises ont annoncé un changement de stratégie commerciale. Des entreprises comme Opel ont déjà fixé une date limite pour leurs voitures à carburant fossile, mais toutes les entreprises ne sont pas déterminées à opérer un changement aussi radical, ou du moins pas aussi rapidement que le souhaite le Parlement européen. Skoda est l’une d’entre elles.

 

Ce que l’Europe impose n’a rien à voir avec ce que le marché impose.

Le vaste portefeuille de produits et de marques du groupe Volkswagen limite cette transformation. Il n’est pas possible de passer à l’électrique, ou du moins pas à un moment où la technologie ne semble pas intéresser la plupart des conducteurs. L’entreprise de Wolfsburg a chargé Skoda de maintenir en vie les moteurs à combustion de l’ensemble du conglomérat. Les Tchèques ont pris la tâche avec la responsabilité qu’elle exige. Les moteurs diesel et essence n’ont pas dit leur dernier mot. Les derniers lancements de Skoda le confirment. Les nouvelles Skoda Superb et Skoda Kodiaq maintiennent leur engagement thermique, mais ajoutent également des alternatives électrifiées intéressantes.

C’est au client de décider quel système mécanique correspond le mieux à ses besoins. Le renouvellement de la Skoda Octavia, l’une des voitures les plus importantes de l’entreprise, a éliminé les alternatives PHEV du catalogue en raison des faibles volumes de vente. Interrogé à ce sujet, M. Zellmer s’est montré très clair sur le positionnement de son entreprise : “Nous offrirons à nos clients tout ce qu’ils demandent : des moteurs diesel et à essence aux véhicules électriques à batterie, en passant par les hybrides légers ou les hybrides rechargeables”. “Pour nous, il ne s’agit pas de rivaliser avec le dernier moteur à combustion, mais de placer les souhaits de nos clients au centre de nos préoccupations. Une position aussi raisonnable que celle à laquelle Skoda nous a habitués.

Cela semblait impossible, mais c’est possible : Volkswagen et Renault pourraient s’associer pour s’attaquer à la Chine

Les derniers lancements de Skoda confirment la volonté de maintenir le moteur à combustion.

Dans le même temps, le directeur général de l’entreprise a également posé un certain nombre de questions à l’Europe. Il est clair que de nombreuses voitures à combustion seront encore en circulation après 2035. L’âge des flottes augmente, ce qui ouvre la voie à des solutions nouvelles et intéressantes. M. Zellmer estime que le débat sur les carburants synthétiques sera remis sur la table si l’Europe veut vraiment réduire les émissions polluantes de ses transports. “Quelqu’un pense-t-il à ce que sera la conformité des véhicules existants en matière d’émissions de CO2 après 2035 ? C’est à ces doutes et à bien d’autres que sont confrontées les marques européennes.

Le règlement semble avoir été adopté sans tenir compte de nombreuses questions importantes. Dans le sillage du changement de politique continentale, il y a beaucoup d’inconnues, autant que de rivaux potentiels entrant en Europe. La Chine s’est imposée comme le leader mondial de l’industrie de l’électricité et a considéré le Vieux Continent comme un vaste territoire à attaquer. De nombreux pays craignent pour leur industrie et les millions d’emplois qui sont en jeu. Malgré cette situation instable, Luca de Meo, président de l’ACEA, l’Association des constructeurs européens d’automobiles, a assuré qu’ils respecteraient le règlement sans broncher, même s’ils réclament une plus grande implication des politiques en matière de subventions et d’aides.

Antoine
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Antoine Laforge, né en 1988 à Marseille, a toujours été fasciné par les automobiles et les jeux vidéo Dès son plus jeune âge, il passait des heures à admirer les voitures, rêvant de devenir pilote ou ingénieur automobile. Après avoir obtenu son baccalauréat scientifique, Antoine a poursuivi ses études en ingénierie mécanique à l'Université de Lyon.

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