L’adieu aux voitures électriques en Allemagne provoque le chaos. Plus personne n’en veut, et c’est ce qui va se passer en France

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L'Union européenne s'est fixé comme l'un de ses principaux objectifs environnementaux de remplacer, à partir de 2035, les véhicules utilisant des moteurs à combustion d'essence ou de diesel par des voitures sans émissions, telles que les voitures électriques et les voitures à pile à combustible à hydrogène.

Pour atteindre cet objectif, plusieurs pays ont encouragé la production et la commercialisation de voitures électriques en accordant des avantages fiscaux, des réductions et des primes, comme en France, qui vise à réduire le prix de ces véhicules dotés de nouvelles technologies encore très coûteuses.

Toutefois, ces primes et remises n’ont pas réussi à rendre ces voitures attrayantes pour les concessionnaires et les acheteurs, car leurs prix restent bien supérieurs à ceux des voitures conventionnelles. Ce désavantage a été exacerbé récemment dans des pays comme l’Allemagne, où le gouvernement a décidé de suspendre, ou de mettre fin, à toutes les subventions et à tous les avantages accordés pour promouvoir la production et la vente de voitures électriques.

L’Allemagne, pionnière de l’industrie automobile et terre d’innovation, est en train de vivre un revirement surprenant. Les voitures électriques, autrefois vues comme l’avenir de la mobilité, sont de plus en plus délaissées par les consommateurs allemands. Ce phénomène, qui provoque un certain chaos outre-Rhin, pourrait bien s’étendre à la France. Quelles sont les raisons de ce désamour et quelles pourraient en être les conséquences pour l’industrie automobile française ?

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La situation “désespérée” des voitures électriques en Allemagne

En raison de la taille de son économie, de l’importance de son industrie automobile et des efforts conjoints de l’administration publique et des entreprises privées, l’Allemagne était censée devenir le plus grand marché de la voiture électrique en Europe. Cela n’a pas été le cas. Après la suspension des subventions et autres avantages, le marché des voitures électriques a subi une forte contraction, qui s’est traduite par une baisse des ventes de 15 % en février de cette année, affectant même le marché des voitures d’occasion.

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La chute des ventes de voitures électriques d’occasion a contraint les concessionnaires à baisser drastiquement les prix de vente de cette catégorie de voitures. Elle a également incité les concessionnaires et les distributeurs à cesser d’acheter des voitures électriques d’occasion pour les revendre.

Les raisons du désamour allemand pour les voitures électriques

Des coûts d’achat et d’utilisation élevés

Malgré les subventions généreuses accordées par le gouvernement allemand pour l’achat d’un véhicule électrique, le coût d’acquisition reste élevé pour de nombreux ménages. De plus, le coût d’utilisation, notamment en ce qui concerne la recharge des batteries, est souvent sous-estimé. En effet, le prix de l’électricité en Allemagne est l’un des plus élevés d’Europe, ce qui rend la recharge d’une voiture électrique plus onéreuse que prévu.

Une autonomie insuffisante

L’autonomie des voitures électriques est un autre point faible souvent évoqué par les consommateurs allemands. Bien que les progrès technologiques aient permis d’améliorer considérablement l’autonomie des véhicules, celle-ci reste inférieure à celle des voitures à essence ou diesel. Cette contrainte limite la flexibilité des automobilistes, en particulier pour les longs trajets.

Un manque d’infrastructures de recharge

Le développement des infrastructures de recharge en Allemagne peine à suivre la croissance du parc automobile électrique. Ce manque d’infrastructures entraîne des difficultés pour les automobilistes souhaitant recharger leur véhicule, en particulier dans les zones rurales ou lors de déplacements professionnels.

Les conséquences pour la France

La France, qui a également misé sur le développement des voitures électriques, pourrait bien connaître un scénario similaire à celui de l’Allemagne. Les raisons évoquées par les consommateurs allemands sont en effet également valables pour les Français, qui font face aux mêmes contraintes en termes de coûts, d’autonomie et d’infrastructures de recharge.

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Des conséquences pour l’industrie automobile française

Le désamour des voitures électriques en Allemagne pourrait avoir des répercussions importantes sur l’industrie automobile française. Les constructeurs français, qui ont investi massivement dans le développement de véhicules électriques, pourraient voir leurs ventes chuter si la tendance observée en Allemagne se confirme et s’étend à la France.

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Les alternatives à la voiture électrique

Les voitures hybrides

Face aux limites des voitures électriques, les voitures hybrides apparaissent comme une alternative séduisante. Elles allient les avantages des moteurs thermiques et électriques, offrant ainsi une plus grande autonomie et une consommation de carburant réduite.

Les voitures à hydrogène

Les voitures à hydrogène constituent une autre alternative prometteuse. Elles présentent l’avantage de produire uniquement de la vapeur d’eau comme émission, tout en offrant une autonomie similaire à celle des voitures thermiques. Cependant, le développement de cette technologie est encore freiné par le coût élevé des véhicules et le manque d’infrastructures de ravitaillement en hydrogène.

Le désamour des voitures électriques en Allemagne met en lumière les limites de cette technologie et soulève des questions sur l’avenir de la mobilité. La France, qui a également misé sur le développement des voitures électriques, pourrait bien être confrontée à des défis similaires. Dans ce contexte, il est essentiel d’explorer d’autres alternatives, telles que les voitures hybrides et à hydrogène, pour répondre aux besoins et attentes des consommateurs tout en préservant l’environnement.

Sarah Fortin
Sarah Fortin
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