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La nouvelle manœuvre de Toyota : qui préfère payer pour ses émissions plutôt que de “gaspiller” de l’argent en fabriquant des voitures électriques.

Les Japonais sont encore hésitants. Leur engagement en faveur des voitures électriques n'est pas du tout clair. Ils ne veulent pas gaspiller de l'argent, même si, d'une manière ou d'une autre, cet argent disparaîtra de leurs comptes.

Avec une industrie entière qui pointe dans une direction, il est très difficile de se positionner dans un courant différent. Cependant, les marques japonaises, principalement Toyota, sont très claires sur la direction à prendre. Les chiffres montrent clairement qu’elles ont raison pour l’instant, mais tout peut changer très vite.

Malgré cela, les Japonais estiment que les estimations de ventes sont gonflées. Le PDG de Toyota en Amérique du Nord, Ted Ogawa, a fait des déclarations très dures qui vont à l’encontre de toute logique commerciale adoptée par l’industrie.

De nombreuses régions du monde ont fixé des limites d’émissions pour les constructeurs automobiles. En Europe, la réglementation Euro fixe des normes pour toutes les entreprises. Le dépassement des limites signifie que les marques doivent payer des taxes pour l’excès de pollution.

Aux États-Unis, une politique très similaire est en place. Les constructeurs moins engagés dans la cause électrique doivent payer les pénalités correspondantes ou acheter les émissions d’autres marques qui sont excédentaires. Une stratégie qui permet à Tesla de gagner beaucoup d’argent chaque année.

En 2023, seulement 1 % des voitures vendues par Toyota étaient 100 % électriques.

Toyota reste clair dans son rejet des voitures électriques
La bZ4X n’a pas répondu aux attentes, mais Toyota s’en moque.

Alors que presque toutes les entreprises cherchent des solutions pour passer sous la limite d’émissions fixée par la norme, généralement en adoptant des groupes motopropulseurs électrifiés ou des véhicules 100 % électriques, Toyota a adopté une position que l’on peut qualifier de radicale, pour ne pas dire plus.

Ted Ogawa, le plus haut responsable de l’entreprise dans le pays, a déclaré qu’il préférait acheter des crédits d’émissions à d’autres entreprises plutôt que de “gaspiller” de l’argent en investissant dans le développement de voitures électriques. Il convient de noter qu’aux États-Unis, Toyota ne vend pas seulement des voitures électriques. Elle propose également d’autres véhicules équipés de gros blocs V8 non respectueux de l’environnement.

Il est très controversé qu’une grande entreprise comme Toyota, premier constructeur mondial en 2023, fasse un choix aussi radical. Les Japonais fondent leur décision sur leurs propres estimations. Toyota estime que d’ici la fin de la décennie, les voitures électriques ne représenteront que 30 % du marché en Amérique du Nord.

C’est beaucoup moins que ce que prévoient les autorités et les autres constructeurs. En 2023, les Japonais ont vendu plus de 10,5 millions de voitures dans le monde, dont seulement 1 % de véhicules électriques. Actuellement, la Toyota bZ4X est la seule voiture électrique de la famille qui attire l’attention.

Les Japonais continueront à se concentrer sur leurs hybrides. Elles sont actuellement les meilleures ventes en Europe.

Il va sans dire que Toyota est au centre de toutes les critiques de ceux qui voient dans la voiture électrique le grand sauveur de l’environnement. L’entreprise et l’ensemble de son personnel ont fait de nombreuses déclarations controversées ces derniers temps. Son PDG, Akio Toyoda, a pris la tête des critiques.

Toyota estime qu’il n’est pas nécessaire de choisir entre ICE et EV lorsque l’on peut tout avoir. À plusieurs reprises, il a réaffirmé que les voitures électriques ne représenteraient qu’une part minoritaire du marché et qu’il ne s’attendait pas à se battre sur des segments populaires parce que, pour l’instant, ils ne sont pas rentables. C’est le cas des voitures électriques bon marché qui arrivent déjà en Europe.

Pour les Japonais, les seuls chiffres valables sont ceux de leurs clients. En ce moment, le marché réclame des hybrides et c’est ce que propose Toyota. Si demain la tendance d’achat change, les Japonais se disent prêts à toute éventualité.

Ses investissements dans les groupes motopropulseurs électriques ont augmenté ces derniers temps et son calendrier de lancement prévoit l’arrivée d’une nouvelle génération de véhicules à partir de 2027. Les voitures alimentées par des batteries à semi-conducteurs promettent de repousser les limites de l’autonomie. Toyota a été très clair à ce sujet : il s’adaptera à la demande de ses clients.

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Antoine
Antoine
Antoine Laforge, né en 1988 à Marseille, a toujours été fasciné par les automobiles et les jeux vidéo Dès son plus jeune âge, il passait des heures à admirer les voitures, rêvant de devenir pilote ou ingénieur automobile. Après avoir obtenu son baccalauréat scientifique, Antoine a poursuivi ses études en ingénierie mécanique à l'Université de Lyon.

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