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Au revoir les voitures électriques de Mercedes : ils ont pris leur décision et reviennent aux voitures à combustion

Mercedes fait ses adieux aux voitures électriques : elle revient aux moteurs à combustion. Personne ne veut acheter une voiture électrique et les marques le savent : c'est le dernier virage qu'elles ont pris

Le monde automobile est en pleine transformation, avec des initiatives réglementaires majeures comme celle de l’Union européenne, qui vise à interdire la production et la commercialisation de voitures à combustion utilisant des carburants fossiles à partir de 2035. Cette décision, reflétée également par d’autres marchés globaux, pousse les géants de l’industrie automobile à se tourner résolument vers l’électrification. Cependant, le parcours vers un avenir entièrement électrique est semé d’embûches, comme en témoigne la récente décision de Mercedes-Benz.

L’Union européenne a fait savoir qu’à partir de janvier 2035, elle interdirait la production et la commercialisation de voitures à combustion utilisant des carburants fossiles sur l’ensemble de son territoire, et qu’elle donnerait la priorité aux voitures à zéro émission, principalement les voitures électriques. Cette perspective, qui a trouvé un écho sur des marchés tels que les États-Unis et l’Asie, a conduit les plus grandes marques automobiles du monde à investir dans cette technologie. Les investissements portent à la fois sur la commercialisation des modèles de voitures et sur la création des infrastructures et de la logistique nécessaires à leur circulation.

Dans les faits, la croissance du marché des voitures électriques n’a pas atteint les objectifs fixés et plusieurs entreprises, comme Mercedes Benz, optent à nouveau pour les technologies traditionnelles. Et ce, alors que le marché de la voiture électrique se stabilise ou croît à nouveau, s’il veut atteindre les objectifs fixés pour 2035.

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Analyse du Marché et de la Stratégie de Mercedes-Benz

À la lumière des objectifs ambitieux fixés pour 2035, l’industrie automobile a vu des investissements massifs dans le segment électrique, tant en termes de développement de produits que d’infrastructure. Pourtant, Mercedes-Benz, une marque synonyme d’innovation et de luxe, semble faire exception à la règle. En 2024, la marque a surpris le marché en privilégiant les véhicules à essence, citant des ventes décevantes de ses modèles électriques, en particulier aux États-Unis et en Europe.

La chute significative des ventes de modèles rechargeables en Allemagne, attribuée en partie à la fin des subventions publiques, souligne les défis économiques auxquels fait face le secteur électrique. Mercedes envisage de rediriger ses ressources vers ses modèles à combustion les plus performants, espérant ainsi revitaliser ses ventes sur les marchés clés.

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Le Coût: Principal Frein à l’Adoption de l’Électrique

Le coût reste le facteur limitant majeur de l’adoption des véhicules électriques. L’exemple des modèles Mercedes EQA et GLA illustre parfaitement ce point, avec une différence de prix notable pour une autonomie inférieure chez l’électrique. Bien que la baisse des coûts et l’augmentation de l’offre, notamment avec l’arrivée de marques chinoises en Europe, soient susceptibles de rendre les véhicules électriques plus accessibles, le réseau de recharge insuffisant reste un obstacle important.

C’est une façon de voir les choses, mais une autre est que Mercedes Benz remettrait en question un avenir proche de voitures 100 % électriques, du moins à la date que l’UE et les principaux pays de l’industrie automobile se sont fixée.

Un détour ou une route plus longue pour la même destination ?

Qu’est-ce qui explique la baisse des ventes de voitures électriques Mercedes et la stagnation des ventes mondiales de cette catégorie de voitures ? Le principal facteur limitant la diffusion de cette nouvelle technologie de voiture sans émission reste le prix. Le cas de la Mercedes EQA et de la Mercedes GLA, qui sont essentiellement la même voiture avec des technologies différentes, en est un exemple. La première coûte 10 000 euros de plus que la seconde, bien que cette dernière ait une autonomie deux fois supérieure à la première.

Les voitures électriques restent nettement plus chères que les voitures à moteur à essence ou diesel, même si les coûts diminuent au fur et à mesure que la technologie progresse. Et à mesure que l’offre augmente, comme c’est le cas en Europe avec l’arrivée des voitures électriques chinoises, les prix devraient baisser et les véhicules électriques devenir plus abordables.

Un autre facteur est que le réseau de services de recharge est plutôt limité, bien que presque tous les pays de l’UE investissent et encouragent l’investissement privé pour créer un réseau aussi étendu et fiable que possible d’ici 2035.

Comme nous l’avons vu, l’évolution de Mercedes vers les voitures à essence doit être considérée comme un détour temporaire et non comme un changement de direction, car l’objectif reste un marché européen dominé par les voitures électriques d’ici 11 ans.

La décision de Mercedes-Benz de se recentrer temporairement sur les moteurs à combustion ne doit pas être vue comme un renoncement à l’électrique mais plutôt comme une stratégie adaptative face aux contraintes du marché actuel. L’objectif d’un marché européen dominé par les véhicules électriques demeure inchangé. L’industrie, tout comme Mercedes, devra naviguer entre les attentes réglementaires et les réalités économiques pour atteindre cet avenir électrique.

En conclusion, la route vers l’électrification est complexe et semée d’obstacles. Les décisions de Mercedes-Benz reflètent les défis rencontrés par l’industrie dans son ensemble. Toutefois, avec l’évolution des technologies et des politiques, le passage à l’électrique reste le cap fixé pour l’avenir de la mobilité.

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Antoine
Antoine
Antoine Laforge, né en 1988 à Marseille, a toujours été fasciné par les automobiles et les jeux vidéo Dès son plus jeune âge, il passait des heures à admirer les voitures, rêvant de devenir pilote ou ingénieur automobile. Après avoir obtenu son baccalauréat scientifique, Antoine a poursuivi ses études en ingénierie mécanique à l'Université de Lyon.

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