Entre les moteurs à combustion et les moteurs électriques et à hydrogène, il existe un fossé important qui, même s’il se comble de plus en plus, est encore loin d’être un obstacle à la décarbonisation. Les moteurs hybrides sont la technologie qui comble ce fossé et pourraient permettre de créer un moteur capable d’utiliser trois carburants différents sans perdre en efficacité.
Le nouveau moteur à trois carburants : “tri-carburant” ou comment fusionner l’hydrogène avec quelque chose de meilleur
Nous avons récemment entendu parler d’un nouveau moteur hybride à hydrogène pour l’industrie maritime, capable d’utiliser de l’hydrogène et du diesel pour réduire les trois quarts des émissions dans ce secteur. Cela laisse entrevoir un grand avenir pour les moteurs diesel, qui se sont révélés être les plus faciles à adapter à un double mode qui peut se combiner sans inconvénient majeur.
En revanche, il reste à apporter cette technologie aux moteurs à combustion d’essence, qui sont les plus utilisés par l’usager moyen, et que nous n’avons pas encore réussi à remplacer. Les particularités de l’hydrogène font qu’il nécessite une technologie complexe et spécialisée, incompatible avec l’essence.
Mais Toyota semble avoir résolu non seulement ce problème, mais bien d’autres, grâce à un moteur hybride capable d’utiliser au moins trois carburants différents : l’ essence, l’hydrogène et les carburants synthétiques. Il s’agirait du premier moteur capable de passer de l’essence à l’hydrogène ou à l’e-carburant à volonté, sans effet négatif sur les performances.
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Le nouveau moteur à trois carburants de Toyota serait en mesure de résoudre tous les problèmes liés à la décarbonisation de l’industrie automobile actuelle. Selon les ingénieurs en charge de cet ambitieux projet, leur création est capable d’utiliser n’importe quel type de carburant grâce à une série de modifications discrètes des mécanismes responsables de la locomotion.
Ils n’ont pas dévoilé les détails du fonctionnement du moteur tri-carburant, qui en est encore à ses débuts, mais ils résument les changements à un piston plus court et à un bloc moteur qui sera entre 10 et 20 % plus petit et plus léger. Ils ont également avancé qu’il s’agirait de blocs de 1,5 à 2 litres, sacrifiant ainsi une partie du couple de la combustion traditionnelle.
Toutefois, cette baisse de couple serait compensée par des moteurs électriques complémentaires ou des systèmes de suralimentation qui utiliseraient une technologie intelligente pour augmenter l’efficacité. L’entreprise affirme que son développement pourrait même être appliqué aux moteurs diesel, ce qui constituerait la solution ultime pour la transition vers zéro émission.
En attendant des nouvelles : nous avons encore un sérieux problème à résoudre
Si les ingénieurs de Toyota ont fait preuve d’un grand optimisme quant à la viabilité de leur moteur à trois carburants, le secret qui entoure son fonctionnement laisse le monde dans l’expectative. Il s’agit certainement d’une technologie qui promet de surmonter le plus grand obstacle à la mise en œuvre de moteurs sans CO2 : le manque d’infrastructures.
Un récent scandale soulève quelques doutes, car l’entreprise aurait modifié les résultats des études sur les émissions de ses voitures, ce qui explique qu’elles devront subir des tests sévères pour s’assurer qu’elles tiennent leurs promesses. C’est pourquoi ils devront subir des tests sévères pour s’assurer qu’ils tiennent leurs promesses. Surtout face à une proposition aussi révolutionnaire que celle qu’ils présentent, car elle pourrait être la clé de l’avenir de l’usine automobile.
Une mobilité plus souple
Les développements de ce type sont d’une grande importance, car ils permettent d’adapter les voitures actuelles aux nouveaux carburants renouvelables. Cette flexibilité est indispensable pour une transition plus progressive vers des carburants plus durables tels que les carburants électroniques, car il serait possible de changer de carburant en fonction de la disponibilité ou des variations de prix.



