« Il faut refonder notre monde commun, lui donner un contenu. »

Entrisme, le cas du Planning familial

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Au planning familial des Bouches-du-Rhône, on se bat pour le port du voile et on defend la liberté d’exciser les petites filles. Une dérive liée à un entrisme islamiste qui n’est hélas pas limité au Planning familial du 13 mais qui touche l’ensemble de l’association, laquelle connait une lutte interne difficile entre ceux qui veulent la noyauter pour mieux la dévoyer et ceux qui en défendent les valeurs.

Cet entrisme islamiste ne date pas d’hier dans le monde syndical, politique et associatif. Il a malheureusement réussi à atteindre nombre de cibles emblématiques et a ainsi fait main basse, ou a une forte influence, sur de nombreuses associations laïques, féministes, LGBT, liés aux droits de l’homme ou d’éducation populaire : LDH, Ligue de l’enseignement, Libre pensée, Act Up, le Planning familial…

Tous ont fait ou font l’objet d’un entrisme agressif et les islamistes ont déjà ou sont en train de remporter la bataille du pouvoir. Le dernier exemple étant Act Up. Les islamo-gauchistes et leurs alliés racistes qui se disent racialistes ont gagné. Résultat : ceux qui furent des activistes de la lutte contre le sida et se firent connaitre par leur intransigeance, demandent aujourd’hui aux homosexuels, confrontés à Tours à des agressions homophobes commises par des migrants, d’être « plus tolérants » car on ne peut exiger que des personnes dont la culture est homophobe s’abstiennent d’exercer leur violence sur notre sol. Il est donc demandé aux gays d’être prudents et de laisser la barbarie s’exprimer en toute impunité, seul moyen de prouver sa « tolerance ».

C’est la même dérive qui est à l’oeuvre au Planning familial. Dans une communication relayant l’idéologie islamiste, l’excision devient un choix et le voile qui symbolise l’infériorité de la femme, l’impureté de son corps et sa réduction à une fonction sexuelle, une liberté.

Le tout avec nos impôts car le Planning par exemple est largement subventionné par les pouvoirs publics. Nous finançons donc par le biais de la solidarité nationale une propagande contraire aux fondamentaux de notre société et qui attaque les bases de notre contrat social. A nous contempler, frères musulmans et salafistes doivent doucement ricaner. Mais ce n’est encore que la partie émergée de l’iceberg.

En effet, si les alliés objectifs des islamistes guignent ces associations, c’est moins pour mettre la main sur des financements publics en les détournant de leur objet, que pour la respectabilité que ces grandes associations (devenues des marqueurs moraux) confèrent, pour la puissance morale qu’elles donnent, pour les entrées dans les institutions et les médias qu’elles procurent et pour le pouvoir d’influence dont elles disposent.

En effet, quand vous vous présentez avec le titre ronflant de présidente de la LDH ou de responsable du Planning familial, vous êtes crédités d’emblée d’une position morale supérieure : vous ne pouvez agir que pour la bonne cause et votre parole est supposée pure et désintéressée. Elle fait autorité et la contester, c’est se placer dans le camp des méchants. Et avant que quiconque ne réagisse, grâce à la marque associative qui vous couvre de son aura, vous pourrez défendre le pire et introduire dans le débat public votre propagande avec plus ou moins de bonheur selon votre habileté. En plus, en cas d’attaque vous pourrez hurler au fascisme ! 

Mieux encore, vous pourrez en toute impunité pervertir l’objet de l’association tout en conservant vos entrées dans toutes les institutions. Et notamment là où l’on forme de jeunes esprits, à l’école ou à l’université.

En effet, une mairie ou un conseil départemental ou regional qui ose demander des comptes à la la LDH ou au Planning prend un risque politique, d’abord de voir son opposition lui faire des procès en racisme, sexisme ou « islamophobie », de voir une partie des élites, trompés par l’aura de la marque, hurler au déni de démocratie et une certaine presse relayer ces fausses interprétations faute de ne jamais rien vérifier. Résultat : on vient de constater le Planning du 13 est habilité à intervenir dans les établissements scolaires et est massivement subventionné par le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône notamment, alors qu’il défend… le voile et l’excision.

Et je crains que la situation ne soit similaire dans bien des départements, des regions comme au sein des ministères.

Il est donc plus que temps de remettre à plat les liens entre institutions et associations et d’évaluer strictement les associations partenaires de l’Etat voire opératrices pour l’Etat. Un petit exemple pour évaluer le niveau d’urgence : la ligue de l’enseignement, qui connait une dérive similaire à celle du Planning, a un rôle important au sein du service civique que l’on présente comme la panacée à tous les problèmes de la jeunesse et à qui l’on veut donner un rôle plus important dans la formation du citoyen.

Nos élus, notre gouvernement sont censés garantir la conformité de nos institutions avec nos lois, moeurs, principes et idéaux. Pour cela il faut contrôler ceux à qui on délègue des missions de service public, comme le Planning familial, sanctionner sans délai les dérapages et en faire la publicité. Il faut que se vendre aux islamistes ou aux racistes qui se disent racialistes entraine la perte du tout soutien et de tout financement public. C’est seulement en assumant ce rôle que les politiques retrouveront leur utilité et ne seront plus l’objet de la défiance de leurs concitoyens.

C’est possible. La région Ile-de-France le fait par le biais notamment de la charte de la laïcité qu’elle a mis en oeuvre. Et de beaux lièvres ont été soulevés lors de cette mise à plat. On attend maintenant avec impatience les reactions politiques à ce scandale. En local comme au national.