« Nous ne défendons pas seulement un héritage, nous construisons un avenir. »

POLITIS, DIGNE HÉRITIER DU JOURNAL MINUTE

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Il paraît qu’être attaqué par des roquets version chihuahua du journalisme montre que vous vous imposez dans le paysage.

J’ai donc le grand plaisir de vous annoncer un des premiers articles orduriers à mon intention, publié dans un journal où les attaques volent bas, visent à côté de la plaque, le tout dans un style qui rappelle les torchons d’extrême-droite, à laquelle la gauche extrémiste n’a plus rien à envier depuis longtemps.

Affublé d’un titre vulgaire, racoleur et sexiste, l’article (que je ne partage pas pour ne pas vous salir ni me salir en facilitant sa lecture) est un sommet d’absence de professionnalisme et de déontologie.

Curieux quand même, au passage, que quand il s’agisse de femme, les journalistes d’extrême-droite et d’extrême-gauche communient dans le positionnement en-dessous de la ceinture.

Je suppose que le titre « Pina jouit » est une tentative de jeu de mots où sont alliés sophistication glacée et humour raffiné. En tout cas ce qui doit en tenir lieu pour un pétomane du style.

Alors pourquoi tant de haine ? Pourquoi l’annulation du colloque islamiste à Lyon 2 rend folle toute la sphère indigénisto-islamiste ? Pourquoi les porte-plumes des organisations liées à l’Islam politique et à la galaxie indigéniste se déchaînent-ils contre moi en ignorant au passage le travail de l’antenne de Viv(r)e la République 69 (Sont aussi visés la LICRA et le comité Laicité républicaine et bien sûr la fachosphère est convoquée pour pouvoir couvrir des oripeaux d’une soi-disante lutte anti-fasciste ce qui ressemble de plus en plus à de la collaboration assumée avec une idéologie totalitaire) ? Pourquoi le « journaliste » accumule-t’il les faux en matière d’information, l’absence d’argumentation et l’interprétation pernicieuse, le contre-exemple absolu d’un travail d’information rigoureux et de qualité ? 

Parce qu’il ne s’agit pas ici de débat intellectuel mais de luttes politiques.

Parce que l’annulation du colloque islamiste à Lyon 2 est le premier coup sévère porté aux islamistes et aux Indigènes de la République dans leur tentative d’instrumentaliser la reconnaissance académique pour légitimer leur propagande idéologique.

Parce que c’est leur stratégie d’entrisme à l’Université qui est dévoilée.

Parce que si l’Université renoue avec l’exigence académique et la rigueur scientifique au lieu d’être la cible et le terrain d’expérimentation des délires de l’intersectionnalité, cheval de Troie des indigénistes et islamistes, ils devront assumer leur combat prosélyte au lieu de se faire passer pour sociologues, doctorants, « masterisant ». Ils devront dire d’où ils parlent et ils savent que pour eux ce n’est pas bon…

Ce qui se joue autour de ce colloque est important et il serait temps que les grands universitaires se positionnent. On invoque beaucoup la liberté académique dans cette affaire. Mais ce n’est pourtant pas le sujet : la présidente de Lyon 2, malgré sa lâcheté et ses ambiguïtés, n’a pu faire autrement que de reconnaître que ce colloque n’avait aucun caractère scientifique. Pour autant une réunion politique peut être organisée au sein de l’université, je suis d’ailleurs prête à venir avec deux universitaires laïques débattre avec 3 salafistes ou frères musulmans ou indigénistes, quel que soit le dosage, mais au nom des mêmes libertés académiques, je combats le fait de faire passer de la propagande politique pour un discours scientifique.

Dans cette affaire se joue aussi une certaine idée de ce qu’est l’université, la rigueur intellectuelle, l’analyse scientifique et il me paraît indispensable que l’on entende sur ces questions quelques-unes de nos grandes consciences plutôt que les chevaux-légers du prosélytisme, de la désinformation et du chantage.

Tout ne se vaut pas et notre société perd tout ses repères en sombrant dans le relativisme. Il y a une différence entre rigueur du travail académique, exigence de construction d’un savoir et utilisation de celui-ci dans le cadre de luttes politiques. Nul n’empêche les islamistes de s’exprimer dans des cadres politiques ou médiatiques – et d’ailleurs ils ne s’en privent pas – mais accepter de faire passer des militants qui diffusent une idéologie, pour des chercheurs qui étudient un domaine particulier, c’est là pour le coup trahir les libertés académiques en les faisant esclaves de la défense d’une idéologie.